Le pourquoi

Pour une alimentation plus saine, plus éthique et plus durable !

Manger sain et bon devrait être possible pour chacun d’entre nous. Favoriser le développement de l’agriculture biologique permet de répondre à ce besoin. L’AB est basée sur quatre grands principes, définis pour inspirer l’action :

  • Le principe de santé s’appuie sur l’idée que la bio doit prendre en compte la santé des sols, des plantes, des animaux, des hommes et plus globalement de la planète. Ceci se traduit par la volonté de produire des aliments de qualité, sans intrants chimiques, nutritifs et contribuant à la prévention des maladies.
  • Le principe d’écologie selon lequel l’AB doit s’appuyer sur les cycles du vivant, les respecter et aider à leur maintien.
  • Le principe d’équité souligne que les acteurs engagés en AB doivent inscrire leur démarche dans une logique de respect (des humains, des animaux et de l’environnement) ou encore d’équité entre les hommes (du producteur au consommateur). S’ajoute aussi l’idée de contribuer à la souveraineté alimentaire et de produire une bio accessible au plus grand nombre, sans créer de pauvreté.
  • Le principe de précaution selon lequel l’AB doit être conduite de manière prudente et responsable, vis-à-vis de l’environnement et des hommes, aujourd’hui et pour demain.

La bio, un véritable atout pour le Massif Central et ses habitants

Par le bannissement des pesticides et des engrais chimiques, l’agriculture biologique contribue à protéger les ressources naturelles (biodiversité, eau…) du Massif Central. Ce territoire représente l’une des plus importantes zones de prairies d’Europe, est une richesse pour la France, avec ses paysages d’une grande diversité regroupant différents parcs et des sites classés au patrimoine mondial par l’UNESCO ou en réserves de biosphère.

L’AB contribue aussi à atténuer le changement climatique, ne serait-ce que par la non-utilisation d’engrais chimiques dont la production est une source importante de gaz à effet de serre.

Au-delà de ses atouts environnementaux, l’agriculture biologique participe au maintien et au développement de la vie dans les territoires ruraux, notamment par les emplois qu’elle crée et maintient. Des études ont ainsi montré qu’en moyenne les fermes en AB créent plus d’emplois que leurs équivalents en conventionnel. Ce mode d’agriculture concourt aussi à l’entretien et à la qualité de nos paysages.

L’enjeu du développement de la recherche en AB sur le Massif Central

Plus de bio locale sous-entend, en premier lieu, plus de producteurs en AB sur notre territoire et qu’ils puissent vivre décemment et durablement de leur travail. Or, produire en AB est très technique et demande en permanence d’être capable de faire évoluer ses pratiques d’élevage ou de cultures pour tenir compte des ressources de nos terroirs, les protéger, répondre aux demandes du consommateur tout en s’adaptant au changement climatique, voire en contribuant à en limiter le développement.

Pour ce faire, les producteurs en AB ont besoin de réponses, d’informations, de connaissances utiles et adaptées au Massif Central et questionnent le monde de la recherche.

Les moyens de la recherche sur le Massif Central sont actuellement insuffisants pour répondre à ces besoins, mais aussi, par exemple, à ceux des élus locaux qui s’interrogent sur leur façon d’agir pour plus de bio locale.

Les moyens manquent aussi pour diffuser les connaissances issues de la recherche et toucher ainsi le plus grand nombre : producteurs bio ou non, futurs agriculteurs, élus, ou encore citoyens.